Hors-stade – New York, New York…

Après s’être illustré sur le challenge du Cambrésis, Belinda s’alignait sur le marathon de New York, une première pour elle. Autant pour la distance que pour le lieu, le marathon de New York étant un véritable évènement populaire avec plus de 2 millions de personnes sur les abords du parcours pour vivre l’évènement et encourager les participants. Retrouvez ci-dessous ses impressions sur un marathon spécial qui l’était encore un peu plus cette année en raison d’une attaque terroriste à Manhattan deux jours avant le marathon.

« Je suis arrivée le 1er novembre à New York pour réaliser un rêve : courir le mythique marathon de New York pour mes 40 ans. Inscrite depuis 1 an et demi, nous voilà enfin mon mari et moi dans cette ville grandiose et fascinante !

Éblouie par tout ce qui m’entoure, j’en oublie le marathon dans un premier temps. Nous passons les trois premiers jours à la découverte de New York. Nous longeons la « high line » [ancienne ligne de train transformé en promenade végétalisée] pour observer des vues spectaculaires sur Manhattan et accéder au mémorial du World Trade Center (à « Ground zero »). C’est un moment fort sur ce lieu riche en émotions. On ne peut s’empêcher de penser aux victimes de l’attentat de Manhattan qui s’est produit 2 jours auparavant [pour rappel, le conducteur d’un pick-up a foncé sur des cyclistes avant de s’encastrer dans un bus scolaire. L’attentat a fait 8 morts et 12 blessés].

Ensuite, nous nous approchons de la Statue de la liberté au cours d’une mini-croisière. [Ensuite], le bus (bus touristique « découvert ») nous emmène dans les quartiers de Wall Street, Times Square, Broadway…

C’est un excellent moyen pour découvrir la ville car le bus fait des arrêts réguliers, on peut choisir de rester à bord ou descendre et ensuite reprendre un nouveau bus (il y en a tous les 10 minutes).


Au « top of the rock » [observatoire situé au sommet de la tour General electric à 260m de hauteur, une des douze tours du Rockefeller center], nous avons pu profiter d’une vue imprenable sur New York.

 

Nous avons également pu assister à un championnat du monde d’UFC au Madison Square Garden, mon mari étant passionné des sports de combats.

 

 

J-1
La pression monte avec la course des 5 km. L’ambiance est déjà au top. La ville est en ébullition et moi aussi ! Les Français de Thomas Cook se rassemblent pour chanter la Marseillaise à Grand Central Terminal (la plus grande gare au monde). Un instant magique ! À ce moment-là, on ressent la fierté de représenter notre pays. Certains touristes ou New Yorkais s’arrêtent pour nous photographier. Quel succès !

Il faut dire que nous sommes le deuxième pays le plus représenté au marathon de New York.


Jour J

Fini les doutes et la pression de la veille, c’est le grand jour. Il faut tout donner et profiter pour ne rien regretter, j’ai bien conscience qu’on ne vit pas deux fois son premier marathon et encore moins à New York.

5h00 – Réveil

6h00 – Départ de l’hôtel

Même si on court seul, on n’est jamais vraiment seul. Je passe les quelques heures d’attente avec d’autres Français.

Le départ est vite arrivé.

Que dire de ce marathon ? Que c’était waouh !!!

Cette ambiance qui m’a porté durant tout le parcours restera un moment gravé à vie.

Chanteurs, danseurs, gospels, une foule à n’en plus finir sur quasiment toute la course. Du bruit, du bruit et du bruit ! De la musique, des cris, des tapes dans la main, des encouragements à gogo, des frissons… C’était au-delà de ce que j’avais imaginé pour mon rêve new yorkais.

Le parcours n’était pas évident surtout aux 1er et 24e kilomètres ainsi que la fin dans Central Park. J’ai repensé aux conseils que l’on a pu me donner… Et surtout, j’ai été bien préparé par Frédéric Lesoin (mon entraineur).

La course


Le 1er km sur le pont de Verrazano est raide ce qui permet de ne pas partir trop vite. C’est seulement au troisième kilomètre que je trouve mon rythme (j’ai prévu sur les conseils de Fred de courir à 4.37/4.40 au kilomètre).

 

Dès l’arrivée dans Brooklyn, on est mis dans le bain avec les acclamations « You can do it ! », «  Good job ! », « Vive la France ! » mais je reste concentrée sur mon rythme tout en m’amusant à taper dans les mains des enfants sur le bord des routes.

 

Les miles [1 mile = 1 609,34 mètres] s’enchainent. Tous les 5 kilomètres, j’avale un gel avec de l’eau ou une boisson sucrée. J’en suis écœurée mais je ne déroge pas [à ce point]. On me l’a assez répété : « c’est primordial pour la suite ! ».

Arrivée dans le quartier juif, le [contraste] est assez saisissant. Des hommes vêtus de noir avec un chapeau et une coiffure traditionnels ne nous jettent pas un seul regard [les juifs orthodoxes ainsi habillés pratiquent une stricte séparation entre les hommes et les femmes, ceci explique peut-être cela].

Je passe le semi à 1h39min06s. Je suis donc plutôt régulière jusqu’à l’arrivée au pont de Queensboro bridge (pont reliant le quartier du Queens situé sur Long Island et l’ile de Manhattan) au km 25 qui pendant 1 km va me faire perdre de la fraicheur dans les jambes. Mais la descente qui suit et surtout la foule énorme qui nous attend à la sortie du pont vont me permettre de me refaire une santé.

La deuxième partie du marathon est plus difficile mais je m’accroche. Au 38e km, j’entre dans Central Park, et là, c’est les montagnes russes. Mes jambes sont raides, très raides mais je connais cette sensation pour l’avoir ressentie à l’entrainement ce qui me rassure. Je peux lutter et je trouve même la force d’augmenter le rythme sur les deux derniers kilomètres.

Voilà j’y suis arrivée. Je n’ai pas pu retenir mes larmes tellement les émotions étaient grandes !

Je remercie Frédéric Lesoin. Son accompagnement m’a permis de très bien vivre ce premier marathon que j’ai terminé en 3h 19min 38s. »

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