Hors-stade – Marathon Seine-Eure hommes 2017

Lors du marathon Seine-Eure 2017, si les féminines cambrésiennes ont brillé en Ekiden et réalisé un bon marathon, il ne faut pas oublier nos marathoniens qui ont aussi défendu nos couleurs. Pour Mikael et Frédéric, ce n’était pas une découverte. Il s’agissait pour l’un comme l’autre de se rassurer après une préparation parfois compliquée.

Objectifs
Mikael voulait avec ce marathon: « finir l’année 2017 [en beauté] après une bonne saison où je termine 2e au scratch et 1er des Masters du challenge du Cambrésis [sur] 10 km »

Frédéric était plutôt dans une démarche d’expérimentation. Entraineur hors-stade, il souhaitait « découvrir de nouveaux aspects avant de les proposer dans ses plans d’entraînements ».

 

La préparation
Conséquence logique de cette démarche, une préparation différente. Frédéric dit ainsi : « Il dit ainsi : « j’ai vraiment pris beaucoup de risques avec un choix de chaussures légères. Un choix de drop [écart de hauteur entre l’avant et l’arrière du pied sur la chaussure] très faible afin de privilégier d’autres qualités athlétiques. Je savais le risque d’un tel choix et j’ai pu le corriger lors de ma préparation. » Ce choix risqué l’a conduit à finir sa préparation avec des apponévrosites aux deux pieds (pour plus d’informations, voir : https://tinyurl.com/yc4nxa5h)

Mikael a vu sa préparation perturbé par les blessures. « Des contractures en début de plan m’ont obligé à m’entraîner différemment pendant 15 jours après quelques jours de repos.

Et ensuite, à faire du vélo d’appartement pour ne pas perdre au niveau du cardio, ce qui m’a réussi puisque j’éprouvais une forme constante et pouvais envisager un chrono de 2h45. »

 

Le marathon Seine-Eure
Marathon automnal mais climat estival et ses conséquences sur la stratégie de course à adopter. Frédéric avait pour objectif de courir en « negative split » (stratégie de course qui consiste à partir en dessous du rythme normal pour finir la deuxième partie de course plus rapidement), « mais les conditions météo me font prendre conscience que cela risque d’être un peu compliqué. ».

« En attendant le départ, je discute avec les meneurs d’allures en 3h15 et surtout avec Pascal Bleuse (meneur d’allure 3h) [qui] m’explique que c’est vraiment risqué avec les températures [prévues]. » Suivant les bons conseils de ce coureur expérimenté, Frédéric décide  « vu le nombre de marathons qu’il a pu faire et surtout ses temps de références […] de partir plus vite. »

Mikael partait  « 3’55/km après une nuit de sommeil agitée », l’excitation de la course n’épargnant pas les coureurs expérimentés. Frédéric le suivait « sur les bases de 4’08/km, mon allure normalement [prévue pour la] seconde partie de parcours. »

Pour l’un comme pour l’autre, la chaleur s’est fait sentir peu après la mi-course. Mikael précise être passé en 1h22’35 à mi-course et avoir continué au même rythme ensuite : « dans les temps jusqu’au 26e km puis ensuite, certainement dû à la chaleur du jour, la dégringolade… ». Mêmes sensations pour Frédéric : « Impeccable jusqu’au 28e km mais je sens la chaleur monter depuis le 25e km ([alors] vers 11h15).

A partir du 29km, pas un point d’o
mbre. La galère commence, je passe encore sur mes bases au 30e km (2h05 pile).

Mon groupe (7 coureurs) explose. Les uns après les autres sur le côté (des athlètes avec plusieurs marathons dans les jambes), [tandis que] moi, « jeunot de service » (c’était seulement mon deuxième marathon) avec un objectif 2h54/2h55), je me retrouve seul avec les Ekidiens et Ekidiennes. Et là, la galère.

Pas de mur pour moi (comme pour mon premier marathon d’ailleurs), mais cette chaleur qui me cisaille. Du 30e km au 39e km, je baisse à 4’25/4’30/km. Sur les zones de ravitaillements, je descends même jusqu’à 5’/km. Je suis à 180 pulsations cardiaques par minute (fréquence cardiaque où je reste du 34e km [jusqu’à la fin]). »

Mikael, un peu devant, finit : « Les 16km restants à 4’36 de moyenne » ce qu’apprend alors Frédéric : « mon ami du club, Mickael est à 2′ devant moi, alors qu’il visait 2h44. Je [ne] lâche rien. […] 39e km : [petite] zone d’ombre. Je me refais une petite santé et je relance en 4’15/km. Je finis le dernier km en 4’08 (je jette un œil sur la pharmacie dans l’avant-dernière ligne droite et je lis 26°C) [après avoir appris] dans le dernier km que mes filles gagnent l’Ekiden. Je passe la ligne en 2h58’43 (un temps similaire à mon premier marathon mais [alors couru] avec 12°C. »

Mikael est arrivé lui en « 2h56 ’24, loin de ce que je pensais faire. ».

Bilan de la course
Déçu, Mikael reste positif : « Consolation, j’améliore mon temps d’1 minute et me qualifie pour les championnats de France. 42ième  au scratch, 13e  V1 (vétéran 1) sur 938 arrivants. Comme quoi rien n’est acquis d’avance sur un marathon. »

Frédéric indique : « J’ai vraiment souffert. Par contre, pas de douleur, je marche normalement. » Tirant le bilan de la saison écoulée, Frédéric rappelle : « Cette année fût difficile avec les courses d’avril à juin sous la chaleur et la canicule. ». L’optimisme reste néanmoins de mise : « Encore une expérience de plus, et je reste convaincu que j’ai dans les jambes 2h55. »

 

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