Hors-stade – Victoire en Ekiden pour les féminines

Le 15 octobre 2017, plusieurs athlètes cambrésiens étaient inscrits sur le marathon Seine-Eure qui comprenait aussi une épreuve d’Ekiden que l’équipe féminine de Cambrai a remporté. L’équipe des Cambrésiennes était composée (dans l’ordre des relayeuses) : d’Alexandra, Virginie, Mercédès, Karine, Lydie et Gaëlle.

Sous une météo favorable, les participant(e)s du marathon et l’Ekiden partageaient le même parcours mais chaque course disposait de sa propre ligne d’arrivée. Un détail qui a son importance. Il est en effet toujours agréable de pouvoir savourer l’arrivée sur une épreuve par équipe.


La course

Relais 1 – Alexandra
Première expérience pour moi sur marathon et j’ai beaucoup apprécié ce travail en équipe.

« Étant la première à démarrer, j’étais impatiente et curieuse d’être sur la ligne de départ de cet Ékiden. Mais, j’étais également stressée de devoir respecter mes temps, [ne voulant pas] gêner mes coéquipières avec un retard qu’elles auraient dû rattraper pour espérer atteindre la troisième place.


Être sur la ligne de départ m’a permi
s de partir le matin avec les copains qui faisaient le marathon et c’était un vrai plus. Cela m’a aussi permis de démarrer à un endroit où il y avait pas mal de monde et de ressentir l’ambiance du marathon.


Juste avant le départ, je me disais que faire un 5 km serait plus facile qu’un 10 km, plus rapide. J’ai vite réalisé que c’était faux. Ayant la pression de courir pas seulement pour moi mais pour l’équipe, je suis partie trop vite. Je voulais tellement être dans mes temps (voire plus rapide) que je n’ai pas respecté l’allure et que j’ai eu du mal à tenir ce rythme. Même en ralentissant un peu à la fin du 1er km, un point de côté s’est installé. J’ai
[cependant] essayé de ne pas ralentir en pensant à Virginie (la relayeuse qui m’attendait) qui comptait sur le temps qui m’était fixé. Ça a été dur niveau cardio. Mais à l’approche du relais, j’étais motivée et contente d’être dans les temps.


Une fois mon
[relais de] 5 km fini, par contre, il me restait pas mal de temps.


L’inconvénient du relais en Ekiden est que l’on se retrouve seule une fois la course terminée et nous ne savons pas trop ce qu’il en est du classement, du te
mps des autres relayeuses…


Il faut s’organiser avec les navettes ainsi qu’au niveau du matériel. Mais j’ai eu l’occasion de voir les marathoniens passer au sixième km avant d’aller au trentième
[kilomètre] pour voir le relais entre Karine et Lydie (deux de mes coéquipières) pour le 4e passage de relais. Puis, nous avons pu attendre les copains marathoniens pour les encourager […] ce qui était très sympa à vivre. C’est durant ces derniers kilomètres que nous avons su avec certitude que nous étions arrivées premières parmi les équipes féminines. Une nouvelle qui a rajouté à la charge émotionnelle de la matinée !

 

Relais 2 – Virginie
Pour Virginie, ce relais de 10 km était différent (des autres 10 km qu’elle avait pu courir), l’équipe était au cœur de cette journée. Il s’agissait surtout de ne pas décevoir ses coéquipières.

« Je n’ai pas couru ce 10km comme d’habitude parce que il y avait un témoin à prendre et à donner il fallait donc gérer la course pour ne pas lâcher tout en restant dans les temps. J’ai eu l’impression que la course passait plus vite… Il y avait une bonne ambiance comme le relais 4x 400m. C’était super ! »

 

Relais 3 – Mercédès
« Lorsque nous avons parlé pour la première fois de faire un Ekiden, il y a un an, je trouvais l’idée très intéressante. La course à pieds est un sport individuel où chacun cherche à battre ses propres records. L’Ekiden apporte une dimension [supplémentaire] : celle de se dépasser pour son équipe. Nous voilà donc lancées dans l’aventure avec chacune une distance à réaliser.

Pour ma part, il s’agissait d’effectuer le troisième relais, celui de 5 km. Lors du passage de témoin par Virginie, j’ai démarré bien au-delà de mes allures habituelles et je me suis mise dans le rouge très rapidement. Ajouté à cela le dénivelé de mon tronçon et le fait que l’on se retrouve quasiment seul sur le parcours, je peux dire que ma course n’a pas été des plus faciles.

Elle s’est terminée par une longue ligne droite me laissant entrevoir le point de rassemblement des prochains relayeurs. J’ai alors puisé toute l’énergie qu’il me restait afin de placer une dernière accélération avant de transmettre le témoin à Karine et enfin m’écrier « C’était bien. On est dans les temps. À toi de tout donner ! » »

 

Bilan personnel : « la volonté de ne pas décevoir mon équipe a été plus forte et m’a permis de respecter mon objectif et de finir en 23’28 ». »

Relais 4 – Karine
Pour Karine, l’Ekiden : « c’est vraiment une épreuve extra. »

« La météo, même si elle a été défavorable pour les marathoniens, y est déjà pour beaucoup, et l’environnement de course, le paysage étaient vraiment agréables. On part motivé pour l’équipe. Et une fois la course lancée, on est transcendé. Les passages de témoin se font comme si on était en transe. Il faut d’ailleurs surveiller nos allures car ce n’est pas du 4x400m.

Nous partions en visant une possible 3eme place, mais au 4e relais, entre Mercedes et moi, j’ai compris qu’on était premières (chez les féminines), donc les deux dernières filles ont tout donné pour conserver notre avance. Les deuxièmes étaient 1 minute derrière. On a eu chaud aux fesses mais le contrat est rempli. Et 31eme sur 260 équipes au général, c’est vraiment bien.  »


Relais 5 – Lydie
Pour Lydie, c’est là encore la dimension fédératrice de la course qu’il faut retenir. Ainsi :

« Tous les ingrédients étaient réunis pour une belle victoire : un entraineur bienveillant, une équipe de filles pleines de bonne humeur autour d’une épreuve sportive agréable […] C’est la plus humaine des recettes pour réussir ! ».

Relais 6 – Gaëlle
Après plus de 30 km de course, Gaëlle avait la lourde tâche de finir la course.

Avant son départ, elle nous confie : « J’étais stressée car je ne voulais décevoir ni mon équipe, ni Fred Lesoin [son entraineur] qui nous avait dit qu’une première place était possible.  J’étais sur le dernier relais d’une distance de 7,195 km.

J’ai vu Lydie arriver. Elle était « à bloc ». Une féminine est passée sous mon nez alors que j’étais dans le sas de départ. Je ne savais pas si elle faisait partie d’une équipe féminine ou mixte, mais il fallait que je la rattrape. Je me suis mise dans le rouge pour ça. Il m’a fallu presque 1 km pour lui passer devant.

Après, il fallait que je tienne jusqu’à l’arrivée; J’ai beaucoup regardé ma montre, pour contrôler ma vitesse. J’avoue que les km pourtant peu nombreux, m’ont semblé longs. Virginie et Mercédès m’attendaient au sixième kilomètre de mon relais [au 40e km de la course]. Elles m’ont encouragé et aidé à maintenir [mon allure] jusqu’à la ligne d’arrivée. C’était top de les voir à ce moment. Je savais que chacune des filles avaient tout donné pour l’équipe, que je ne pouvais pas craquer.

Bien sûr, je suis partie trop vite mais j’ai tenu grâce aux encouragements des filles sur le dernier kilomètre. »

 

Bilan

Pour la plupart des relayeuses, l’Ekiden était une première. A l’excitation de participer à une course, s’est ajouté une volonté commune de ne pas décevoir les autres membres de l’équipe. Virginie précise : « La notion d’équipe a été présente toute la journée (recherche du maximum pour respecter nos temps et atteindre l’objectif donné par le coach et surtout ne pas décevoir les filles, encouragements et suivi de tous les coureurs après notre mission accomplie). »

Un stress bienvenu qui a donné des ailes à chacune des membres de l’équipe au point que les départs de chaque relais se sont souvent fait sur les chapeaux de roue.

La joie collective d’avoir fait de son mieux a été récompensée par une victoire aussi belle qu’inattendue. Dans ce collectif, leur entraineur, Frédéric Lesoin, n’a pas été oublié. Chaque relayeuse le remerciant d’avoir su mettre en musique la préparation nécessaire à cette réussite. Si Frédéric n’était pas sur la ligne d’arrivée pour les féliciter immédiatement, c’est tout simplement parce qu’il participait au marathon avec d’autres athlètes du club. Marathon qui fera l’objet de prochains articles.

L’Ekiden, une belle aventure.
Alexandra (1ière relayeuse) souligne : « Au final, un bilan très positif. L’Ekiden est une superbe expérience riche en communication, en échanges et en encouragements. Elle renforce l’esprit d’équipe et véhicule de belles émotions. Je remercie notre entraîneur Fred Lesoin de nous avoir permis de vivre tout ça et mes coéquipières de m’avoir bien aiguillée.»

 

Pour Mercédès (3e relayeuse): « Lorsque l’on a appris que nous étions à la première place, ce fut l’explosion de joie, les efforts avaient payés ! »

 

Gaëlle retient : « La victoire est belle, car elle est collective,  partagée avec l’équipe et avec Fred, qui est à l’initiative de notre inscription. Au-delà de la victoire c’était une expérience enrichissante et un très beau week-end qui a créé des liens au sein du club. »

Une aventure que Virginie résume ainsi : « Une vraie équipe, un beau podium. »

 

 

 

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