Hors-stade – Marathon d’Amiens

Mi-octobre, Samuel Suel courait son deuxième marathon. Si le lieu de l’épreuve a changé par rapport au projet initial, l’envie de réaliser une belle performance et de se qualifier pour rejoindre les camarades d’entrainements aux championnats de France était là. Récit de la course par l’intéressé.

 

« Ce samedi 14 octobre, j’ai pris le départ du marathon d’Amiens. Je m’étais inscrit initialement pour le marathon d’Amsterdam que je devais faire avec Eddy mais mon [ami] étant blessé, et moi-même ayant eu la première partie de ma préparation très poussive (manque de vitesse principalement), je ne me voyais pas partir seul aux Pays-Bas. [Je] me suis dit qu’un Marathon dans les Hauts-de-France serait bien. »

 

Contexte
« Dans un contexte de fin de préparation où j’avais retrouvé du rythme et de la fraîcheur, je partais plutôt optimiste ce samedi 14 Octobre sans pour autant avoir analysé le parcours. »

Objectif
« Mon objectif, en cas de marathon «roulant» était de terminer entre 2h42min et 2h45min. »

La course
« Après un départ [à 9h] sur un bon rythme, je passe au 10 km en 38min20s. Seul sur le parcours, mais avec de bonnes sensations. Deux groupes se sont détachés :
– un groupe de deux, parti très vite avec, notamment, Grégory Tutois (qui a fait 2h33min à Paris cette année) ;
– et un groupe de trois (avec Laurent Marquis qui lui a fait 2h39min).

 

Je garde en point de mire ce deuxième groupe tant que nous sommes le long du canal de la Somme. C’est vers le 15 km que je comprends que les choses vont se gâter. Nous arrivons dans la plaine avec quelques côtes et faux plats montants et du vent assez gênant. Je suis toujours sur les bases de 2h45min mais je sais qu’il va falloir gérer car nous devrons faire cette boucle deux fois.


A la mi-course, je suis toujours 6ème de la course mais je revois mon objectif à la baisse. Il faut faire au moins aussi bien
[que lors de] mon premier Marathon (Paris : 2h48min15s). Nous retournons le long du canal, je gagne une place. La chaleur a commencé à faire des dégâts et les pelotons de tête s’étiolent.

 

Je perds à mon tour une place, dépassé par Franck Montigny (avec qui j’ai bien discuté à l’arrivée) mais je réussis à m’accrocher jusqu’à ce nous nous retrouvions dans la plaine (il va falloir que je travaille les côtes) et que je perde du temps à slalomer entre les équipes de relais et les courageux qui sont encore dans le première boucle et qui finiront sous une forte chaleur.

 

Il reste 7 kilomètres, je regagne une place et me revoilà 5ème.

Un objectif est maintenant de rallier l’arrivée et ne pas prendre trop de risques (quelques amorces de crampes et de douleurs intestinales). Nous nous retrouvons le long du canal vent de face. Il reste 5km. C’est dur, on s’accroche.

 Je me dis qu’il faut que je termine car ma femme est là-bas tout au bout à m’attendre. Le 14 Octobre est un jour particulier pour moi, car j’ai promis « la médaille » à mon fils.


J’ai en point de mire Franck. Je tire un peu sur les bras. J’allonge un peu la foulée mais ça tire, ça tire. J’ai le sentiment que je me rapproche mais le vent me rappelle qu’il sera lui aussi un adversaire à doubler.

 

Dernier kilomètre. [N’ayant] plus rien à perdre, j’allonge [ma foulée] d’autant que j’aperçois qu’entre Franck et moi il y a désormais un coureur qui finit dans la douleur.

[Dans la] dernière ligne droite, je scrute les bords de l’avenue pour y voir ma femme mais le soleil m’éblouit et la sueur m’empêche de [distinguer quoique ce soit sur les bords de la route]. Mais je sais qu’elle m’attend, là, avec le maillot du Club que je lui ai demandé d’apporter pour me changer au cas où une belle performance me permettrait de monter sur un podium. L’arrivée, [c’est] le Graal. Je suis exténué ! »

 

Arrivée

« Ma femme est là, j’en chiale de joie. Je finis finalement 5ème, 3ème Master en 2h48min47s à 25s du podium et à 5s de la 4ème place. Les 2 premiers, Grégory et Laurent, sont à 6 minutes de leurs performances réalisées à Paris cette année et cela me conforte dans l’idée que j’avais atteint mon pic de forme pour le jour J.Mon objectif initial de 2h42min était tenable si les conditions s’y étaient prêtées. »

 

Bilan

« A froid, on fait le bilan. Il ne faut pas être en forme « trop tôt » dans une préparation marathon. Mieux vaut monter en puissance: c’est dur pour le moral au début mais que c’est bon quand on sent que les sensations reviennent et que les chronos baissent.


La qualification pour les Championnats de France Masters est obtenue comme pour les copains Fred et Micka qui ont fait Val de Rueil, [tout] comme William qui a cartonné à Paris cette année.
 »

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